Le Niger, pays sahélien, a une économie basée sur la production agropastorale avec 80% de la population vivant en milieu rural (INS, 2012). L’agriculture et l’élevage emploient 85% de la population active ; fournissant ainsi 3,48% du PIB (FAO, 2020). Cependant, le pays est soumis depuis plusieurs décennies, à une forte dégradation des ressources naturelles, limitant ainsi le développement des productions agricoles (Belemviré et al. 2008).
Les aspects les plus ressentis par les populations ont été la réduction significative de la couverture végétale, la dégradation des sols, la baisse des rendements agricoles et la diminution des ressources en eau (Diallo et al. 2017). A l’étape ultime de la dégradation des terres, il apparait un sol nu, sur lequel, plus rien ne pousse (Somé et al. 2015). La perte du couvert végétal est le plus souvent irréversible et les sols se trouvent ainsi exposés à l’action de l’agressivité climatique, en absence de dispositif de protection antiérosive (Zerbo et al. 2017). Par conséquent, il s’y développe des croûtes de battances ou des taches d’induration, qui favorisent l’érosion et le ruissellement dans cette zone. Aussi, le taux annuel élevé de croissance de la population entraine de sérieux problèmes de gestion des ressources naturelles et contribue à créer un déséquilibre entre les besoins et la disponibilité en terres cultivables (Yameogo et al. 2009). Face à l’insuffisance croissante des terres cultivables, la restauration des terres dégradées et la mise au point des systèmes d’utilisation des terres aptes à préserver les écosystèmes deviennent impérieuses (Da et al. 2008).
